Une critique visionnaire du techno-libertarisme.
Ce qu'en dit le New York Times : "Ceux qui croient que la technologie s’est perdue trouveront toutes les pices du puzzle qui leur manquent dans ce livre, publié il y a un quart de siècle".
En 1999, Paulina Borsook publie "Cyberselfish", un ouvrage prophétique qui dénonce la dérive toxique de la Silicon Valley durant le boom internet des années 1990. Elle y décrit comment une communauté autrefois sobre, civique et égalitaire s’est muée en un bastion du "techno-libertarien", hostile à l'État et à toute forme de régulation. Selon Borsook, cette idéologie valorise la richesse comme gage d’intelligence et réduit les humains à des programmes informatiques, ignorant les réalités complexes de l’existence humaine. Elle fut la première à dénoncer leurs transformation en techno-barons et leur obsession pour l'argent.
30 ans plus tard, ses avertissements résonnent avec une actualité brûlante : l’empathie y est vue comme une faiblesse, le capitalisme de surveillance comme une norme, et les impacts environnementaux de l’IA balayés d’un revers de main. Son livre avait prédit cette culture tech déshumanisante, mais avait nui à sa carrière d’écrivaine, la reléguant aujourd’hui à une survie précaire via un GoFundMe.
Cyberselfish - dont le titre a ici été traduit par "Ils nous forceront à être libres" (en référence à Jean-Jacques Rousseau) reste une lecture essentielle pour comprendre les racines des excès actuels de la tech, invitant à une réflexion urgente sur l’éthique numérique.
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